samedi 16 juillet 2011

Col du Glandon, de la Croix de Fer, du Mollard 03 juillet 2011

Nouvelle sortie qualifiée de "col dur". Comme annoncé dans le précédent blog daté du 19 juin, nous nous sommes attaqués après la Madeleine au frère jumeau mauriennais, le Glandon. Notre appel du 19 juin (et non du 18) a été entendu puisque cette fois nous sommes 4 à nous retrouver à 7h du matin sur le parking de la Motte Servolex.
Il y a Fred, Sylvain, Eric, et le petit nouveau qui nous a rejoints, Michel, séduit par le récit de notre aventure d'il y a 15 jours.
Nous sommes coachés par Sylvain, le local de l'étape, qui nous propose d'aménager le parcours prévu pour la sortie du CCMS (en le rallongeant et en le durcissant) bien entendu. C'est donc vers La Chambre que nous nous dirigeons, et nous déposons les voitures chez la grand-mère de Sylvain, qui nous accueille chaleureusement et nous encourage. Même pas le temps de prendre un café, la journée s'annonce ensoleillée et chaude, nous sommes pressés d'en découdre avec les pentes accentuées du majestueux Glandon. Nous quittons La Chambre vers 8h, le ciel est bleu, pas un nuage en vue, mais le soleil se cache encore derrière le Mollard des Boeufs.
La fraîcheur matinale nous incite à garder les manches longues. Nous enjambons rapidement l'autoroute de la Maurienne, traversons Ste-Marie de Cuines et commençons notre ascension par 5 km de pentes tranquilles sous bois jusqu'au village St-Alban les Villards. La température monte, nous quittons assez vite nos coupe-vents.
Les 5 km suivants, toujours couverts, se gravissent sur des pentes entre 7 et 8%. L'allure est bonne, nous restons groupés, nous plaisantons sur la facilité déconcertante de ce col...
2 km de replat jusque St-Colomban les Villards. C'est là que les choses sérieuses commencent.
La 2ème moitié du col s'annonce bien plus raide, comme en témoignent les bornes kilométriques annonçant le % de pente moyenne. 3 km d'affilée à plus de 9% de moyenne, sans possibilité de récupération.
Depuis la sortie du défilé de Maupas, le paysage s'est ouvert, grandiose, on entre dans les alpages.
Un passage particulièrement difficile, avec une pente de plus de 13%, finit par avoir raison de notre unité. Le groupe éclate: Sylvain se détache, Fred le rejoint après un temps de réaction, Eric poursuit au train, tandis que Michel décroche.
Après le passage du Sapey, 1 km d'accalmie permet à Eric de revenir sur Fred et Sylvain.
Nous attaquons (enfin) les 2 derniers kilomètres du col, réputés faire mal aux meilleurs grimpeurs, avec leur % moyen compris entre 10 et 11%.
Après 19 km de grimpette, les jambes se durcissent, la transpiration s'accentue, les visages grimacent. C'est ce moment que choisit Fred pour pour effectuer un démarrage dont il a le secret, pour atteindre seul le sommet du Glandon.
Très court arrêt au col, nous décidons de poursuivre notre ascension jusqu'au col de la Croix de Fer, voisin de 2,5 km. On admire à droite les eaux turquoises du lac de Grand Maison, et son barrage, sur la route descendant vers Bourg d'Oisans.
Le temps de prendre un café, et d'immortaliser notre trophée (cf ci-dessus), nous revêtons le coupe-vent pour nous lancer dans la descente de la Croix de Fer, en direction de st-Sorlin d'Arves, puis de St-Jean d'Arves. Une longue descente, douce, en ligne droite, avant de bifurquer à droite sans transition pour nous attaquer aux 7,5 km de lacets du col du Mollard, jusqu'à Albiez Montrond. Il est 11h, le soleil commence à chauffer les organismes, heureusement l'ascension du col s'effectue à travers les bois, nous protégeant de la chaleur.
Après la descente et la traversée de St-Jean, nous nous croyons tirés d'affaire... C'était oublier que Sylvain avait cru bon de rajouter un peu de piment à notre sortie. C'est ainsi que nous nous lançons, en plein zénith, et exposés au vent, à l'assaut des 26 lacets de Montvernier, visibles depuis l'autoroute. Cette ascension de 4 km fait mal après 30km de montée et 2.500 m de dénivelé. L'allure est plus lente, les positions sur les vélos sont moins affûtées. De nouveaux écarts se creusent entre nous.
Nous sommes heureux d'en terminer avec cette dernière difficulté de la journée, avant de rejoindre La Chambre par la route nationale. Malgré la fatigue et le vent de face habituel dans la vallée de la Maurienne, nous trouvons encore quelques ressources pour nous relayer et maintenir une vitesse moyenne correcte.
Nos efforts seront récompensés par l'hospitalité et le couvert offerts par la grand-mère de Sylvain. Nous ne nous faisons pas prier pour engloutir le sympathique pique-nique qui nous est proposé.
Il est déjà 14h. Après le café et les remerciements, nous reprenons la route, en voiture cette fois, pour regagner La Motte.
Encore une très belle sortie de vélo, permettant de conjuguer l'effort physique intense et la contemplation des paysages de nos montagnes savoyardes.
Prochain grand rendez-vous: le lundi 11 juillet avec l'Etape du Tour, qui nous emmènera de Modane à l'Alpe d'Huez en passant par les cols du Télégraphe et du Galibier.
Espérant vous avoir donné envie de nous accompagner dans les grandes sorties, qui soudent une équipe.
Bien à vous.
Fred, Michel, Sylvain et Eric.

dimanche 19 juin 2011

Sortie col de la Madeleine du dimanche 19 juin

3 courageux membres du CCMS ont décidé ce dimanche de fête des pères de se lever très tôt pour s'attaquer au col de la Madeleine côté Tarentaise.
Et oui ! Cette sortie était bien inscrite sur l'agenda du club...
Vu la quantité de pluie tombée la veille, les nuages encore très bas, et une contrainte horaire pour l'un d'entre nous, nous convenons de déposer les voitures à La Bâthie, juste de quoi se dégourdir les jambes avant d'attaquer le col.
13 degrés au départ... La neige est tombée au-dessus de 2000 mètres... bigre.
Mais la chance était avec nous. Au fil de notre ascension, les nuages bas et épais qui encombraient le paysage laissaient s'infiltrer un soleil généreux et bienfaisant pour nos muscles tendus. C'était un peu comme si la route s'ouvrait sur notre passage.
26 km de grimpette, avec une alternance régulière de pentes très accentuées et de passages plus tranquilles. Peu de cyclistes devant nous (on a quand même attaqué le col vers 8h !!). En fait, on en croisera pas mal pendant notre descente. En revanche, il nous a fallu quand même partager la route avec des motards venus en nombre faire l'ascension.
C'est à Feissons-sur-Isère que nous enjambons la RN 90 pour entamer une montée régulière mais relativement douce. Revêtus de 3 couches de vêtements, nous entamons les 1ers lacets sur une route très humide. La pluie a dû tomber encore abondamment cette nuit.
Nous poursuivons sur une route ombragée jusqu'au charmant village de Bonneval, , puis traversée de Villard Benoît. Les pentes oscillent entre 7 et 9%. Nous sommes bien sur nos vélos, le rythme est soutenu, la température idéale pour ce type d'ascension.
Après la traversée de La Thuile, changement de décors: les bois laissent la place aux alpages. Nous apercevons entre les nuages les versants fraîchement enneigés du Grand Pic de la Lauzière. Après discussion, on estime que la limite pluie-neige doit se situer autour de 2.200 mètres.
Le parcours devient plus accidenté: les bornes nous annoncent plusieurs kilomètres à 9 puis 10%. Quelques passages plus raides nous font monter les compteurs à 12/13%. On arrête de commenter les paysages, le souffle se fait plus court, on se concentre sur nos braqués...
La traversée du village de Celliers (1282 m) est raide. On en profite quand même pour observer l'installation du récent téléphérique menant à la station voisine de Valmorel.
Il nous reste 10 km à parcourir. S'ensuit une longue ligne droite sur une pente régulière avant de retrouver des pourcentages moyens de 9% pendant 2km. Les jambes commencent à être lourdes, et la température a baissé. On est heureux d'apercevoir la borne nous annonçant le col à 2 km. Sans avoir besoin de se concerter, on accélère alors le rythme sur une pente qui se fait plus douce, avant d'enclencher courageusement de plus gros braquets pour arriver au sommet sans montrer de signes de fatigue.
7-8 degrés au col, on entre vite se réchauffer prendre un café. C'est Sylvain qui paie, il est arrivé le 1er en haut (sic...)
Une photo souvenir (cf ci-dessus) et on s'empresse de reprendre la route: tandis qu'Eric revient sur ses pas pour rejoindre au plus tôt sa famille (fête des pères oblige), Fred et Sylvain basculent côté Maurienne via Saint-François Longchamp, puis La Chambre avant de s'élancer vent de face pour rejoindre La Bâthie via Aiguebelle, Aiton, Ste-Hélène et Albertville.
Au final, une très belle longue sortie qui renforce les liens entre les participants, et qui aurait sans doute mérité une plus grande participation des membres du CCMS.
En tous cas, nous 3, on ne regrette pas de s'être levés tôt.
RDV pris pour la sortie du dimanche 3 juillet où nous nous attaquerons à la Croix de Fer et au Glandon.
Avis aux amateurs.
Fred, Sylvain et Eric.